Qui suis-je ?
Parcours
Je suis né il y a 55 ans en France. J'ai eu enfance chaotique et pour le moins ratée. Après une scolarité tout aussi ratée, j'ai quitté l'école à 17 ans et j'ai survécu de petits boulots après avoir quitté le domicile familial à 18 ans.
À presque 25 ans, je passais le BAC en candidat libre après un an de préparation dans une faculté lyonnaise. J'enchainais avec des études de Philosophie et de Sciences politiques, et je reprenais la vie de salarié à 32 ans en décrochant un emploi dans une startup à Paris. Je resterai ensuite 12 ans salarié dans une grosse association parisienne, la quitterai pour travailler dans des agences de communication, puis je créerai mon entreprise à l'âge de 51 ans.
Mon rapport à la lecture et à l'écriture
Depuis ma reprise des études, l'écriture et la lecture ne m'ont plus jamais quitté jusqu'à aujourd'hui. J'ai commencé des floppés de récits, fini une nouvelle et un roman, que je n'ai jamais cherché à faire publier. Je travaille depuis mes 24 ans à une autobiographie qui trouve de plus en plus sa forme définitive et dont je vais publier des extraits sur ce site.
J'ai en cours de rédaction deux articles dans lesquels j'exprime ce qu'est pour moi l'écriture et qui répond à deux questions : pourquoi écrire ? et comment rédiger une autobiographie ?
Mon rapport au fait religieux
Une remarque sur le titre : pour moi, la façon de vivre le religieux chez les êtres humains est un fait; c'est un fait que tout le monde ne vie pas, mais c'en est tout de même un.
J'ai longtemps été agnostique : je pensais qu'il existe un Dieu mais aucune religion ne m'attirait, tandis que la science montrait indubitablement l'existence d'une telle force et puissance qui nous dépasse et que nous ne pouvons pas connaître, mais seulement entre apercevoir. J'avais tendance à me moquer des religions.
Si j'ai été agnostique, c'est, je pense, parce que ma sensibilité m'a fait ressentir tout ce qui relevait du domaine du non-connaissable à l'humain mais qui est pourtant là. Mais j'ai longtemps erré.
J'ai grandi dans une famille catholique, et je vais raconter ailleurs[¹] comment mon éducation religieuse a complétement été foirée par ma famille.
Je me suis intéressé au judaïsme, au Bouddhisme, très peu à l'hindouïsme, et pas mal à l'Islam, qui m'a très tôt attiré, principalement par le côté responsabilité individuelle et face à face avec Dieu. Quiconque garde un esprit critique sur le catholicisme se rend compte que le clergé et tous ces intermédiaires ont été de vastes fumisteries dans leurs grande majorité. Je n'enlève rien aux personnes qui ont vécu cette religieusité de manière instinctive sans participer à la fumisterie, mais je reste convaincu qu'historiquement, le comportement des ecclésiastiques a été à plus d'un ttitre, mais surtout au niveau religieux, très contestable.
Ma conviction profonde
L'Histoire nous montre que le fait religieux a toujours accompagné l'être humain, et selon moi, cette constante a un sens : du fait religieux le plus grossier au corpus énorme que l'on trouve dans toutes les religions qui ont perduré, il y a là un dessein divin.
Je prends comme point de départ de ce constat la méditation bouddhiste (voir plus bas). Toute personne qui médite finit par prendre pour acquis qu'il se passe, dans notre corps et dans notre esprit, toute une série de choses qui fonctionnent toutes seules, sans intervention de notre volonté. C'est une expérience qui boulverse notre être et notre vécu, et je suis convaincu qu'à l'époque où Dieu a apporté cette pratique aux êtres humains, il leur faisait passer un message très riche d'instruction quant à la nature humaine qu'il avait créé.
Je prends donc la méditation comme une révélation divine ancienne qui ne comportait pas de message plus développé comme ceux qui sont ensuite venus dans les religions révélées. Il n'est pas possible que cette expérience de vie qu'est la méditation n'ait été qu'un hasard (voir plus bas sur le hasard) dans toute l'histoire du fait religieux, tellement cette expérience révèle sur les êtres humains des informations profondes sur sa vraie nature, à lui et à celle des choses de ce monde.
Je considère de la même façon toutes les religions comme un enseignement divin qu'il nous faut reconnaître et comprendre, en le dépouillant des greffons folkloriques que les humains ont apporté par la suite.
La conséquence logique de tout ceci est que j'ai fini par me fixer sur la dernière religion révélée qui est, pour moi, la plus conforme à ce que Dieu attend des êtres humains.
Mon rapport à l'Islam
Je me suis converti à cette religion à l'âge de 40 ans et depuis je la pratique avec assiduité. Je fais mes cinq prières par jour, je pratique le jeûne pendant le mois de Ramadan, et j'essaye de répondre aux obligations liées à l'aumône et à la redisttribution des richesses qu'il y a dans l'Islam.
Mon rapport à la méditation bouddhiste
Je précise d'emblée que la pratique de la méditation à laquelle je m'attache et dont je parle est une pratique dépouillée de ses oripeaux religieux : je ne m'attache qu'à la pratique en elle-même, et non à tout le corpus religieux qui l'entoure.
Pour avoir eu des expériences de méditation très intenses, j'ai acquis la conviction que la révélation, la découverte, et l'enseignement de la méditation est un don divin qui a été donné à l'être humain. Selon moi, le bouddhisme a transmis ces connaissances, mais les êtres humains y ont ajouté tout un folklore qui, pour moi, est inutile à la pratique en elle-même et à ce qu'elle nous enseigne.
En effet, on se rend compte que les concepts qui sont liés à la médiation bouddhiste (l'impermanence, la vacuité, etc.) sont des concepts présents dans tout humain, et ils sont en cela universels.
Tout au long de ce blog, je vais aborder ces différents concepts que j'ai découverts à travers mes lectures et ma pratique de la méditation. J'ai classé ces articles avec le tag Méditation.
L'auteur qui a très bien réussi selon moi à "nettoyer" la pratique de la méditation de son folklore religieux pour en faire une pratique universellement praticable est Thich Nhat Hanh.
Mes idées sur l'esprit
Pour l'avoir vécu dans ma chair et dans mon esprit, et en avoir compris le sens en lisant des livres sur la méditation bouddhiste, j'ai la ferme conviction que notre esprit est un organe qui a sa vie propre, sur lequel notre volonté a un pouvoir très indirect, et sur qui on peut s'appuyer pour mieux agir et mieux se connaître.
Tout au long de ce blog, je vais aborder ici et là cette découverte phénoménale qui a changé ma vie. J'ai classé ces articles avec le tag Ésprit.
L'athéisme : le hasard, ou la sacralisation de l'Évolution
Le hasard
Bien sûr, le fait que je sois un croyant convaincu ne m'empêche pas, contrairement à d'autres, d'aller lire et me frotter avec les athées, car je veux faire reposer ma foi sur un sol solide, tandis que les personnes qui fuient ce débat sont des gens dont la foi est à mon sens peu fiable ou très fragile.
Après avoir lu Le gêne égoïste de Richard Dawkins (dont je parlerais peut-être ailleurs), j'ai lu du même auteur L'horloger aveugle2, et cette lecture m'a confirmé dans mes convictions religieuses.
Dans ce livre, R. Dawkins va utiliser des modèles informatiques pour montrer que, si l'on fait une multitude d'essais, on va forcément finir par tomber sur la combinaison gagnante. Il utilise cette expérience pour démontrer que le monde est ainsi fait : il y a une multitude d'essais faits au hasard par les choses qui existe, et parfois ça rate, et parfois ça réussi, et tous les êtres vivants et tout ce qui compose notre monde est ainsi le fruit du hasard. C'est très résumé, mais l'idée de base est là.
Ce qui m'a frappé dans cette lecture, c'est qu'il semble y avoir un chainon manquant dans son argumen taire : certes, faire de multiples essais permet, au bout d'un temps qui peut être long, de tomber sur la combinaisons gagnante. Mais qui détermine la combinaisons gagnante ? Je veux dire, si des poumons permettent de synthétiser l'oxygène qui nous entoure pour le faire passer dans le sang, qui a déterminer que notre corps avait besoin d'oxygène, et ainsi de suite pour toutes les règles d'interdépendance qui nous entourent ? Dans son expérience informatique, Dawkins a bien du définir une combinaisons gagnant, et selon moi il en va de même : celui qui définit les règles (que nous appréhendons en surface avec la science) est Dieu lui-même.
Ce que Dawkins appelle le « hasard » n'est à mes yeux rien de moins que la force qui régit tous les mouvements de ce monde, qu'elle agisse au niveau de l'infiniement petit comme dans la physique quantique (et la science qui la surpassera dans quelques années) ou au niveau de l'infinement grand (comme le montrent les recherches sur ce qu'il y a au bout de notre univers3). Cette force est plus ou moins autonome, car elle agit comme si elle était sur une lancée (des flots dénergie ont été mise en route et tous les éléments du monde utilisent cette énergie pour vivre). Mais toutes les règles qui font que les choses "matchent", correlèent entre elles, sont le fruit d'une création divine, comme la combinaison gagnante de Dawkins a été défini par lui-même et n'est pas le fruit d'un hasard.
La personification de l'Évolution n'est rien d'autre qu'une déification de remplacement.
Dans la thèse de Dawkins et de beaucoup d'autre, cette logique qui soutend le hasard est l'Évolution. Ce qui me frappe le plus dans ses ouvrages et dans ceux d'autres personnes, c'est que l'évolution est complétement personnifiée, divinisée en quelque sorte. on va dire : « l'évolution a fait ceci », « l'évolution a choisi cela », « l'évolution a laisser tomber cette solution ». Je suis subjugué par le fait que l'on peut remplacer à chaque fois « l'évolution » par un terme qui peut évoquer une force créatrice autonome qui peut analyser un résultat et voir si ça fonctionne ou pas. En d'autres termes, selon moi, ces "évolutionnistes" (pour les classer dans un groupe) tiennent un même langage que les "créationistes" (même remarque), sauf que pour eux, la force suprême peut faire des erreurs.
En gros, je vois les "évolutionistes" comme des gens qui ne sont jamais sortis du fait religieux, contrairement à leurs croyances d'en être complétement sortis, mais qui ont tenté d'étudier le monde créé par Dieu avec plus de liberté, car en se libérant des affirmations du type « c'est comme ça et on doit l'accepter » des "créationistes", ils peuvent explorer des chemins inédits et découvrir les différentes règles créées par Dieu.
En guise de conclusion : un arbitrage nécessaire
Les "évolutionnistes" athées, pour moi, nient trop le fait religieux pour être crédibles dans leurs analyses. Et les "créationistes" durs sont trop peu détournés de la science pour être aussi crédibles que leurs opposés.
La science, pour moi, est une manière de voir toute la beauté et la puissancce de Dieu, qui a créé un monde incroyable qui témoigne de sa grandeur. La science est le rappel constant de l'existence de Dieu.
Voilà qui va me positionner un peu mieux à vos yeux. :)
Pourquoi ce blog ?
J'ai mis en place ce blog (et j'en avais envie depuis très longtemps sans arriver à me fixer à le faire) pour plusieurs raisons.
Un mémo et un partage de mes lectures
Comme tout lecteur, on aimerait garder des traces de ces moments de solitudes avec soi-même pendant lesquels nous avons eu des ressentis très particuliers : c'est la première raison qui fait que j'ai souhaité tenir ce blog. J'y note le plus possible à chhaud ce que j'ai ressenti face à un livre que je viens de lire.
La seconde raison est que je souhaite partager mes lectures : il y a tant de livres sur terre et si peu de temps pour les lire4, qu'il faut arriver à aller directement vers les livres qui nous intéressent (je suis opposé à avaler les livres que veut nous faire avaler l'industrie du livre). En partageant ici mes lectures, je permets à d'autres personnes de prendre des raccourcis pour aller directement à des lectures qui peuvent les intéresser.
Garder une vue homogène de ma vie de l'esprit
Les lectures nous amènent à revoir notre façon de penser ou de voir les choses, et noter dans ce blog les grands sujets sur lesquels j'ai appris des choses me permet aussi de garder de moi une image de qui je suis, quelles sont mes valeurs, et ce qui fait que je suis moi. C'est le cas par exemple dans les articles qui concernent l'autobiographie et l'écriture : j'ai voulu dans ces articles réunir et donner à lire ce que j'ai appris sur ces sujets.
Partager ce que j'écris
J'écris depuis que j'ai 19 ans, sans jamais chercher à être édité. Grâce à Internet, je vais partager certains de mes écrits avant d'en publier quelques-uns.
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Voir article Ma première bible. ↩
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Richard Dawkins est un militant de l'athéisme : il passe son temps à chercher à démontrer que quelque chose n'existe pas. Il en fait l'objet de ses livres, mais selon lui ça n'existe pas. Bon, je ne vais pas faire le débile non plus, il ne s'attaque pas vraiment à Dieu, bien que c'est ainsi qu'il le présente, mais il s'attaque aux personnes qui croient et pratiquent. Mais je préfère néanmoins garder l'idée qu'il passe à un temps fou à essayer de démontrer que quelque chose n'existe pas; il ne me viendrait pas l'idée de faire des bouquins entiers pour démontrer que les ovnis n'existent pas, et si on tenterait de le faire, c'est qu'il y aurait difficlement de la fumée sans feu... À noter que le livre L'horloger aveugle n'a plus été réédité... ↩
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Voir par exemple L'Univers à portée de main de Christophe Galfard, qui vulgarise si bien ce qu'il peut y avoir au delà de l'univers connu que ça en devient vertigineux. ↩
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Voir cette courte vidéo de Carl Sagan (l'auteur de Contact) qui explique bien le dilemme. ↩